La
pièce, bien au-delà du manichéisme coupable ou innocent, pose les questions
existentielles de la liberté, du pouvoir, de l’arbitraire, de la
responsabilité et des rapports de force qui existent au sein de l’école. «
L’école est une contrainte. Et c’est à cette contrainte qu’enseignants et
élèves doivent leur existence. » Kaï Hensel
Monsieur Klamm enseigne l’allemand. Par conviction, il refuse d’accorder
un point supplémentaire à un élève. Celui-ci échoue au bac et se suicide. A la
rentrée, les élèves accusent Klamm d’être responsable de ce drame et
s’enferment dans un silence hostile. Face à ce mutisme écrasant, Klamm,
contraint au monologue, se heurte à sa classe.
Par un phénomène de bascule, ce monologue intelligent et tragi-comique
se transforme en dialogue avec le public, poussé malgré lui dans une position
active. Lui, forcé de monologuer, et les spectateurs en face, innocents,
silencieux, qui se retrouvent involontairement à la place des accusateurs.
« Cette compagnie bordelaise (…) a trouvé le ton juste. Pas de
manichéisme, mais une progression dramatique qui amène le personnage campé par
Cyril Graux à se dévoiler peu à peu. (…) La mise en scène adopte la même
sobriété. » Sud-Ouest, Point de vue – Coupable ? Chantal
Gilbert, janvier 2005
La Guerre de Klamm (Klamm’Krieg), prix national allemand du Théâtre pour
la Jeunesse 2002.
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