Un
concert de Nosfell c’est avant tout une invitation au voyage, au cœur d’un
univers fantasmagorique, décalé, où fusionnent la rage et la douceur. Le
voyageur-spectateur se retrouve alors à Klokochazia, pays imaginaire dont
l’artiste est originaire et dont il se fait l’ambassadeur à travers ses
chansons où le klokobetz fait écho à l’anglais. Emmené par une voix mêlant
tendresse et violence, murmure et cri, qui grimpe à l’octave puis redescend
dans les graves, cet univers musical est à la fois inclassable et vibrant.
Loin d’être une simple expérience sonore, la mise en scène est également
visuelle et sensorielle. De nombreuses facettes des arts de la scène sont
représentées. L’artiste se transforme en danseur d’une troublante et animale
sensualité, alliant le théâtre, le cirque ou la pantomime. Accompagné de son
remarquable et non moins mystérieux violoncelliste Pierre Le Bourgeois,
Nosfell aborde avec virtuosité tous les registres sans appréhension (rock,
chanson, blues, folk, world…) et réussit ainsi une performance exceptionnelle
où « percevoir devient alors plus important que comprendre ».
« Capable de toutes les mues, il traverse les styles en changeant de
voix et d’aspect. Il dit venir d’un autre monde. Seule certitude : il n’a pas
fini de surprendre… » Télérama, octobre 2005
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