Dans
une ville au nord du Pérou, un soir, Josefino et ses amis, les indomptables,
jouent aux dés dans le bar que tient une femme, la Chunga. Josefino perd
jusqu’au dernier centavo, et pour continuer à jouer, il loue pour une nuit à
la Chunga, une jeune et jolie fille, Meche, sa dernière conquête.
Depuis cette nuit mémorable, on n’a plus jamais revu la jolie Meche. Que
s’est-il passé entre les deux femmes ? La Chunga refuse obstinément de parler.
Les indomptables imaginent alors le scénario de ce qui s’est tramé dans le
secret de la chambre.
Dans l’ oeuvre où la narration glisse du présent au passé, du réel à
l’imaginaire, tout comme les indomptables, nous bâtissons notre propre
interprétation, en fonction des vérités secrètes, qui se nichent en chacun de
nous. Quand aujourd’hui, l’intimité est déballée avec impudeur et vulgarité,
le romancier Mario Vargas Llosa milite avec noblesse et bienveillance pour un
humanisme où, malgré les travers de l’âme humaine, chaque vie a un sens.
"Dans son théâtre, les personnages ne sont ni jugés (il y a une société
pour cela), ni ignorés, mais compris dans leur complexité, et, osons le mot,
aimés." Armand Eloi
« La Chunga » de Mario Vargas Llosa et Armand Eloi, dans sa première
mise en scène, recevaient le grand prix aux Quinzièmes Rencontres
Charles-Dullin en 1994.
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